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Gesret Jasques

Jacques Gesret (1941-2016) nous a quitté le 29 décembre 2016 au Paraguay, son lieu de résidence, des suites d’une longue maladie.

Jacques R. Gesret est né le 29 octobre 1941. À ses 8 ans, Jacques est tombé gravement malade. Atteint de tuberculose, il a présenté une fistule bronchique qui a nécessité un séjour d'un an et demi en préventorium, puis 6 mois en aérium, puis 6 mois en placement familial en montagne ...
Jacques a eu un Maître qui lui a enseigné beaucoup de choses, dont cette anecdote de l'homme qui envoie des bénédictions : Adolphe D. Grad, Kabbaliste

« Georges Gurdjieff racontait l'histoire d'un homme que tout le monde détestait et maudissait dans son village.
Il dit que tous les matins, il se levait à 4 heures quand il savait que tout le village était endormi, s'habillait, sortait de chez lui et allait déposer un petit cailloux sur un tas qu'il avait créé et il priait en demandant à Dieu de bénir tous les gens qui lui voulaient du mal.
Le secret est qu'envoyer des bénédictions sur des mauvaises personnes qui ne les absorbent pas, font qu'elle reviennent à celui qui les avait envoyées avec une puissance augmenté en proportion du mal rencontré.
Personne ne pouvait rien contre lui et il arrivait des tas de malheurs à ses ennemis.»

C'est une confidence que m'a fait Jacques lors d'un échange où nous avions donné de nous mêmes en 2010, suite à mon retrait du diplôme d'ostéopathe par le Tribunal administratif de Nice.

En 1974, son fils, Franck, est victime d'une très grave crise d'asthme le jour de ses 10 ans, le 15 juillet 1974. Ce décès, suite à un surdosage de théophylline (délivrance de suppositoires « adultes » au lieu et place « d'enfant ») va profondément bouleverser J. Gesret. Cet événement déclenche en lui le besoin de comprendre pourquoi un enfant de 10 ans pouvait mourir de cette pathologie. Ceci fut le début d’une longue quête qui n’est pas encore terminée aujourd’hui.
Absolument pas préparé à la médecine, ses recherches commencèrent à s’effectuer dans la littérature médicale et scientifique de l’époque. Le hasard lui fait rencontrer un chirurgien et fait d’eux les meilleurs amis du monde. C’est le Dr. Jean Balatre qui l’initia à la connaissance du corps humain et qui inlassablement répondit à toutes ses questions jusqu’à ce que sa mort les sépare en 1992 suite à une endocardite à staphylocoques dorés qu’il avait contractée en se piquant avec une aiguille au cours d’une opération.
Dans les années 70-80, Jacques Gesret apprend l’acupuncture traditionnelle chinoise et ensuite l’auriculothérapie du Dr. Nogier, par l’intermédiaire d’un de ses élèves médecin et de ses écrits. C’est d’ailleurs en 1985, le 20 Juillet, que le Dr. Nogier a voulu rencontrer Jacques Gesret, après avoir entendu parler de ses travaux sur l’asthme. En 1984, il s’installa à Bayonne pour y exercer l’acupuncture et l’auriculothérapie. C’est à cette période qu’il prit conscience de certains mécanismes pouvant être à l’origine de certaines pathologies comme l’asthme, les allergies, l’eczéma, etc.

Depuis, J. Gesret a traité avec succès plusieurs milliers d'asthmatiques, tout en perfectionnant sa méthode jour après jour et en rédigeant ses observations pour les déposer régulièrement à la Bibliothèque Nationale de Paris. Ses travaux sont également consultables à l'Académie Nationale de Médecine de Paris, depuis 1997.

Jacques Gesret est l'auteur de Asthme : recherche fondamentale sur les pathologies du système immunitaire, 1996 et de Acupuncture et ostéopathie : vérité neurophysiologique, 1997.
Il a obtenu le titre d'Ostéopathe Honoris Causa de l'Académie d'Ostéopathie de Montréal suite à la thèse de Sophie Ekande dont il est le co-auteur : Approche clinique de la sclérose en plaquesPeut-on remettre en questions le dogme des maladies auto-immunes ? 2010.

Un homme de cœur, sûr de son action

Lorsque j'ai connu Jacques, il était déjà parti au Paraguay et je n'ai pas eu l'occasion d'aller le rencontrer dans son pays d'adoption.

C'est par un simple courriel que je lui ai demandé l'autorisation de publier un article qu'il avait écrit... Sa réponse, amicale et généreuse, alla bien plus loin que je n'en espérais. Non seulement il me donna son autorisation mais il m'adressa ses livres, un CD-Rom expliquant sa méthode et nous avons conservé depuis, plus ou moins souvent, toujours avec plaisir notre lien d'amitié. J'ai découvert ainsi un homme généreux, plein d'allant, maniant l'humour, respectueux de l'autre mais aussi, son autre visage, dur parfois, colérique, sûr de ses certitudes, de sa façon d'agir, avec beaucoup d'amertume pour avoir souvent mis sa confiance dans des gens peu respectueux, vils, qui se servaient de lui et de sa méthode pour en profiter....

Nos échanges, les travaux que nous avons faits ensembles, sont la marque de notre confiance mutuelle et de notre grande amitié.

C'est la raison pour laquelle je désire lui rendre hommage : c'est le faire disparaître encore plus et une nouvelle fois que de taire son décès. Tous ceux qui l'ont connu, qu'il a formés, doivent le savoir et lui rendre justice : il a œuvré tout au long de sa vie pour découvrir les raisons du décès de son fils, puis de comprendre les mécanismes de cette maladie qu’est l’asthme et de faire appliquer ce qu’il a découvert. Pas considéré comme un chercheur sérieux alors qu’il en était un mais hors du circuit médical et universitaire, rares sont ceux qui l’ont écouté, pris au sérieux et aidé à appliquer sa méthode et la faire reconnaître dans le monde médical dont la condescendance est et reste toujours très grande quand on n’en fait pas partie !

Têtu, obstiné, sûr de ses découvertes et de sa méthode qu’il pratiquait avec maestria, il a passé une grande partie de sa vie à enseigner à tout ceux qui gardaient l’esprit ouvert et qui acceptaient son regard sur l’asthme.
Garder pour soi le décès de cet homme de cœur, malgré tous ses défauts - mais qui n'en a pas ? - c'est l'enfermer dans l'oubli et il ne le mérite pas !

Jean-Louis Boutin

Hommage de ses anciens élèves

Homme de grande intelligence qui a mis le doigt sur une des causes principale de l’asthme. Sa découverte a permis à un large réseaux de praticiens qu’ils avaient formés dès 1985, de sortir un nombre considérable de personnes en prise avec cette maladie invalidante.

Il a eu dans son cercle d’amis des praticiens exemplaires tels, Jacky Malfilatre. pour son engagement dans l’association, Frédéric Vanpoulle, avec sa contribution au réflexe de toux, Mario Musolino pour sa première validation de la méthode en milieu hospitalier en Belgique, Ervin Hermans. pour sa contribution en langue anglaise dans l’élargissement internationale et la diffusion télévisée de la méthode, David Cassin, ami de la famille et responsable des praticiens français pendant de nombreuses années, et bien d’autres dont il n’est pas possible de les citer tous mais qui ont, peu ou prou, contribué à l’application et la diffusion de la méthode.

Ayant été formée en 2006, nous avons écrit conjointement « Nouvelle approche clinique de la sclérose en plaques » publiée en 2009 et dont les travaux ne sont qu’une ébauche à la compréhension de certains mécanismes dits auto immuns.
Grâce à ce travail, Jacques a reçu le titre d’Ostéopathe Honoris causa de l’Académie d'Ostéopathie de Montréal.
Son combat de vie était la reconnaissance de sa découverte.
Après de nombreuses approches auprès de médecins, de ministre de la santé en France, d’ostéopathes, ses démarches n’ont pu aboutir de son vivant soit par désintérêt, soit par l’attitude protectionniste des professions.

C’est avec beaucoup d’amertume et une grande frustration que Jacques nous a quitté.
Derrière le caractère vif, prompt, les excès de colère, il y avait un individu intelligent, sensible, d’une grande gentillesse, d’une certaine naïveté quelquefois, prêt à donner une confiance aveugle à quiconque lui faisait miroiter la reconnaissance de sa contribution dans le monde médical.
Tous ceux qui l’ont bien connu et qui ont partagé des moments d’amitié intense avec Jacques, resteront, malgré les tempêtes qui ont pu s’interposer, fidèles à sa découverte et continueront sans nul doute à appliquer avec exactitude et respect les travaux de ce chercheur autodidacte.

Ce que tu nous as donné dans les mains, tout le savoir que tu nous as partagé, Jacques, nous t’en resterons à jamais reconnaissants.

« L’équipe des sages »
(Tel que tu nous avais surnommé)

Jacques, un génie, persévérance, empathie, naïveté, entier, spirituel.

Son caractère colérique pouvait faire éclater les pires tempêtes, mais le calme revenait…
Jacques je retiens de toi tout le savoir que tu m’as légué, au delà des techniques, il y avait le travail des mains et de l’esprit.
Souvenirs des longues discussions au téléphone, de la médecine à la musique en passant par Dieu, de nos déboires, et de nos petits bonheurs.
Séjour mémorable au Paraguay pendant lequel nous avons travaillé de si longues heures, finissant la soirée sur les points marquants de ton parcours ou de ta vie, tu étais un livre ouvert, les armes baissées, toute ta douceur jaillissait !
Nous n’avons pas toujours partagé les mêmes avis mais je crois que c’est ce qui te plaisait dans nos échanges.
Je regrette certains évènements extérieurs, je regrette de ne pas avoir été là dans ces dernières épreuves que tu as vécues, mais l’homme et l’ami sont inoubliables.
Sophie Ekande

Thank you Jacques, we will continue our work and use his spirit and thoughts with all the respect he deserves...

17 years ago, I contacted Jacques, because I was interested in his way of treating asthmatic patients.  He was very patient since it took 9 months and more than 200 e-mails before I learned his genius system and could work with it as the first therapist in the BeNeLux.
Since then we worked hard together in writing texts for the website in Dutch and English, making video’s, CD roms, …. Sometimes he took so much energy that once my wife asked me to who I was married: Jacques or her  :o)  
By working a lot with him I got his confidence to teach the therapy and spread it out in many countries. Jacques was a genius with a tough character but a heart of gold. Unfortunately the last year we split our ways because the path his successors had chosen didn’t match mine (ours) anymore: we needed to modernize the therapy and had to build a new professional group with well-educated osteopaths.
We will continue our work and use his spirit and thoughts with all the respect he deserves.
Thank you Jacques for being my sensei, and my friend, may you finally found the peace in your soul you were looking for. Rest in peace !
Ervin Hermans

JACQUES, LA FORCE PAS TRANQUILLE :

Incrédule à l’annonce de ta disparition, tellement tu m’apparaissais indestructible, je te voyais avec certitude devenir centenaire comme ton père.
Tu es venu à mon cabinet pour me former en 1996 alors que je terminais mon cursus d’ostéopathie et ton approche est venue conforter les principes qu’on venait de m’enseigner : le principe de globalité et « la structure gouverne la fonction ».
Avec Joëlle, vous m’avez ouvert votre porte à Bayonne pendant une semaine pour partager travail et connaissance, pour cela vous avez ma reconnaissance pour toujours.
Ton hypersensibilité cachée derrière ta cuirasse sans faille, adossée à une mémoire, une capacité de travail et un sens de l’observation exceptionnels a engendré une méthode de traitement de l’asthme qui me permet de dire aujourd’hui que le départ de Franck a permis de garder en vie et de redonner une activité normale à des milliers d’enfants dans le monde.
Tu peux partir en paix, nous continuons le travail avec la rigueur et l’efficacité que tu nous a enseignées.
David Cassim

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