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Mains Libres n° 1 Mars 2017 - 34e année

Sommaire

Sommaire

Éditorial

Mains Libres et la presse - Yves Larequi

Traduction, adaptation transculturelle francophone, validité et fiabilité du questionnaire sur la peur de chuter chez les blessés médullaires «Spinal Cord lnjury — Falls Concern Scale» (SCI — FCS): une étude préliminaire

O. Moret, L. Veya, A-G. Mittaz-Hager

Introduction : la peur de chuter chez les blessés médullaires apparaît comme un élément important dans leur quotidien. Il est important de pouvoir l'évaluer. Dans ce but, un questionnaire a été développé, le « Spinal Cord Injury-Falls Concern Scale » (SCI- FCS).
Objectif : cette étude vise l'évaluation de la validité de construit et de la fiabilité de la version francophone du questionnaire SCI-FCS.
Méthodes : dix-huit personnes ont participé à cette étude. Pour la validation de construit, nous avons comparé les résultats du questionnaire francophone SCI-FCS aux scores des échelles de sévérité de fatigue (F55), de mesure des troubles anxieux et dépressifs (HADS), de l'estime de soi sur la mobilité en fauteuil roulant (SEWMS), de l'évaluation de la peur de chuter sur l'échelle visuelle analogique (EVA) et du score à la question sur la peur de chuter. Pour la fiabilité, les participants ont répondu au même questionnaire à deux reprises à 4-7 jours d'intervalle.
Résultats : la consistance interne du questionnaire francophone SCI-FCS présente un alpha de Cronbach de 0,89 au test et de 0,97 au retest. La validité de construit présente une corrélation de Spearman significative avec la peur de chuter (0,50), avec l'EVA (0,62) et avec la SEWMS (-0,67). La fiabilité au test-retest du SCI-FCS présente un coefficient de corrélation intra-classe (ICC21) de 0,94.
Conclusion : la version francophone du questionnaire «Spinal Cord Injury-Falls Concern Scale» a été démontrée valide et fiable sur un échantillon de 18 sujets. Pour consolider ces résultats, un échantillon plus important serait nécessaire.
Mots-clés : Blessés médullaires, chute, peur de chuter
Mains Libres, 1-2017; 09-16

Les facteurs de chronicisation dans la lombalgie : le point sur les connaissances actuelles

M. Norberg
Résumé
Introduction : La lombalgie est extrêmement fréquente, mais généralement bénigne. Environ 10% des patients évoluent cependant vers la chronicité. C'est surtout le plan psycho-social et émotionnel qui ont un impact sur la lombalgie, ainsi que les pensées relatives à la situation. Il est donc nécessaire d'intégrer ces éléments dans la en charge. Nous allons passer en revue les facteurs importants dans l'évolution de la lombalgie vers la chronicité.
Développement : le poids des facteurs biomédicaux dans cette évolution reste faible par rapport à celui des facteurs bio-psychosociaux. Ainsi, il y a d'un côté le patient avec ses atteintes structurelles, et de l'autre les interactions avec l'environnement familial et professionnel qui pèse sur la situation. Les thérapeutes - au sens large - influencent aussi la situation en fonction de leur vécu, leurs attitudes et leur empathie. Le point crucial du côté du patient reste l'appréhension et l'évitement des situations douloureuses, amenant au long cours à un comportement d'évitement avec perte d'autonomie. Cet effet peut conduire progressivement le patient vers la chronicité. La prise en charge initiale et l'adéquation de la communication restent essentielles pour prévenir ce passage à la chronicité.
Conclusion : l'identification des facteurs de chronicisation est importante pour l'avenir du patient, l'adéquation du traitement et la maitrise des coûts. II est nécessaire d'identifier précocement les patients à risque, notamment par l'intermédiaire d'échelles qui permettent de quantifier l'appréhension, les peurs et les croyances du patient. Une communication adéquate est aussi primordiale, afin d'éviter les informations anxiogènes ou contradictoires qui renforcent le risque de chronicisation.
Mots clés : Lombalgie chronique, kinésiophobie, appréhension.
Mains Libres, 1-2017; 19-25.

Prise en charge de l'entorse cervicale traumatique en physiothérapie

S. Wicht, A. Todd
Résumé
Introduction : la chronicisation des cas d'entorse cervicale traumatique est un problème socio-économique actuel, notamment car elle engendre des coûts importants en Suisse chaque année de par la prise en charge multifactorielle et complexe. Ce travail a pour objectif d'apporter des recommandations pour la prise en charge physiothérapique de ces patients.
Méthodes : l'exploration de cinq bases de données et de la littérature grise à l'aide d'une stratégie de recherche booléenne ont permis l'écriture de cette revue de revues systématiques. La sélection des articles a été réalisée en deux étapes et de manière individuelle. Les données ont été traitées par types d'interventions et par résultats.
Résultats : sur 974 articles, sept revues systématiques ont été incluses, dont une relatant des traitements actifs, trois des traitements passifs et trois traitant d'éducation thérapeutique. Les résultats analysés sont principalement la douleur, l'amplitude articulaire et la qualité de vie du patient. Les résultats de notre revue montrent l'importance de l'éducation thérapeutique associée aux traitements actifs en physiothérapie afin de réduire les troubles associés à l'entorse cervicale traumatique.
Discussion : la thérapie active supervisée associée à de l'éducation thérapeutique semble démontrer une efficacité dans le traitement de l'entorse cervicale traumatique; l'importance d'un travail interdisciplinaire également.
Conclusion : cette étude amène une vision multifactorielle de l'entorse cervicale traumatique et de sa prise en charge physio-thérapeutique, ainsi qu'un approfondissement des facteurs de risques psychologiques.
Mots clés : Traumatisme cervical, éducation thérapeutique, traitement passif, traitement actif
Mains Libres, 1-2017; 27-35

Facteurs de risque de douleurs d'épaule chez les jeunes nageurs de compétition

L. Robert, A. Hugon, P. Balthazard
Résumé
Introduction : la natation impose au complexe de l'épaule de nombreux microtraumatismes, du fait de sa biomécanique et de sa nature répétitive. Des facteurs de risque prédisposant à des douleurs d'épaule ont été identifiés et reconnus chez des populations de nageurs adultes. Cependant, à ce jour, aucun consensus ne semble exister à ce sujet chez des jeunes nageurs. Ainsi, l'objectif de ce travail est d'identifier si les facteurs de risque de douleurs d'épaule admis chez des nageurs adultes sont déjà présents chez des jeunes nageurs de compétition, qu'ils soient symptomatiques ou non.
Méthodes : des recherches ont été effectuées dans les bases de données Pubmed, Cinahl, PEDro, Cochrane library et Science-Direct entre juillet 2015 et février 2016. Au final, 6 articles ont été retenus. Leur qualité méthodologique a été évaluée à l'aide de la grille McMaster.
Résultats : par les scores obtenus, les articles retenus peuvent être considérés de bonne qualité méthodologique. Les facteurs de risque déjà présents chez les jeunes nageurs sont : la diminution d'amplitude en rotation médiale, l'augmentation de force en rotation médiale et la diminution du ratio de force RL/RM.
Conclusion : ce travail a permis d'identifier trois facteurs de risque, considérés comme reconnus chez des nageurs de compétition adultes, déjà présents chez des jeunes nageurs de compétition. Des études incluant des interventions directes et préventives sur ces facteurs de risque chez ces populations, permettraient de valider davantage ces résultats; cependant, il y a un manque de littérature primaire sur ce sujet. Les autres facteurs de risque non retenus dans ce travail nécessitent également de plus amples investigations.
Mots clés : Facteurs de risque, douleur d'épaule, natation, jeunes, déséquilibre musculaire, amplitude articulaire, laxité.
Mains Libres, 1-2017; 37-46

Validité d'un test diagnostique : utilité clinique de la sensibilité, spécificité et rapports de vraisemblance

G. Christe
Résumé

Pour des professions utilisant essentiellement des données cliniques afin de guider la prise de décision, comme l'anamnèse et l'examen physique, le processus diagnostique est un chemin qui peut être semé d'embuches et d'incertitudes. Les tests diagnostiques ont pour but de diminuer l'incertitude du diagnostic par leur capacité à identifier ou exclure un diagnostic particulier. Connaître la validité d'un test diagnostique, avec ses valeurs de sensibilité, de spécificité et les rapports de vraisemblance, est une étape indispensable dans le processus de raisonnement clinique. Sans connaissance de ceux-ci, il sera difficile d'interpréter adéquatement le résultat du test et de déterminer son influence dans la décision d'inclure ou d'exclure un diagnostic particulier. Cet article a pour but de définir les notions de sensibilité, spécificité et rapports de vraisemblance d'un test diagnostique. L'accent est mis sur l'utilisation de ces valeurs dans un contexte clinique afin de guider le processus de raisonnement clinique.
Mots clés : Validité, test diagnostique, raisonnement clinique, sensibilité, spécificité, rapport de vraisemblance.
Mains Libres, 1-2017; 47- 52

Agenda : Manifestations, cours, congrès entre décembre 2016 et mi-mars 2017
Lu pour vous
   - Impertinente ostéopathie ! Comprendre ses possibilités et ses limites - Yves Lepers Edition Mardaga 2016 - ISBN: 978-2-8047-0327-1
   - La résilience tissulaire - Patrick Ghossoub - Dangles 2016 - ISBN : 978-2-7033-1157-7
   - Taping, Techniques, effets, applications cliniques - Rabin Ilbeygui Elsevier Masson 216 - ISBN : 978-2-294-7473-1
CQFD : On m’appelle « 5 »…, « L5 » (4) - Claude Gaston, Physiothérapeute

=> Le sommaire de ce numéro sur le site de Mains Libres

Le Site de l'Ostéopathie remercie la rédaction de la revue Mains Libres de l'avoir autorisé à publier la revue

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