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Le premier Salon Européen de l’Ostéopathie, un coup d’essai réussi.
Communiqué de la Chambre Nationale des Ostéopathes

La Chambre Nationale des Ostéopathes qui a participé au premier Salon Européen de l’Ostéopathie des 2 et 3 avril 2011, a pu rencontrer de nombreux visiteurs et entendre leurs remarques et doléances.Chambre_Salon05

Parlons tout d’abord du salon en lui-même et de son organisation.

Il est né de l’initiative d’un ostéopathe, Frédéric ZENOUDA, qui a pris le risque de créer un événement sans précédent en France qui avait pour but de réunir toutes les tendances de l’ostéopathie française et européenne. Son ouverture à l’ensemble des professionnels de la santé durable, en a fait un vrai salon avec de nombreux stands présentant des produits et services de qualité et des espaces conférenciers où des sujets très intéressants ont été abordés tout au long de ces deux jours.

Seules trois organisations socio-professionnelles ont compris l’enjeu et participé à l’événement : l'Association Française des Ostéopathes (AFO), la Chambre Nationale des Ostéopathes, (CNO) ,  l’Union Fédérale des Ostéopathes de France (UFOF) regroupées au sein du GFIO (Groupement Français d'Intérêt professionnel des Ostéopathes) qui œuvre au niveau européen afin que les ostéopathes parlent d'une seule et même voix.

La Caisse Associative des Praticiens de la Santé Durable, chargée d’organiser tous les aspects sociaux de la profession était présente à nos côtés.

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Les conférences programmées pendant ces deux jours ont permis aux visiteurs de parfaire leurs connaissances dans des domaines  variés et utiles pour leur exercice professionnel. Nous  avons noté particulièrement les conférences sur l’expertise médico-légale en ostéopathie par Mrs Werhlé et Dahdouh et celle sur l’assurance par Dominique Chardon, directeur de la Capsand (Un article résumant ces deux interventions  sera prochainement publié).

Des rencontres enrichissantes.

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Ce salon nous a permis de rencontrer  des professionnels en exercice, des directeurs d’écoles, des étudiants, des futurs étudiants et des parents d’étudiant ou futurs étudiants.

Une remarque générale : nous avons regretté la faible représentation des professionnels ostéopathes en exercice, sans doute les positions extrêmes et la véhémence des représentants de certaines associations contre l’esprit d’ouverture de son organisateur y sont-elles pour beaucoup.  Les absents ont souvent tort et nous espérons qu’ils réaliseront que leur position partiale et partisane dessert la cause de l’ostéopathie et de la profession en devenir d’ostéopathe que nous défendons.

Voici la synthèse des inquiétudes et doléances exprimées par les divers interlocuteurs rencontrés :

- les ostéopathes en exercice : tous déplorent l’anarchie qui s’est instaurée sur le terrain et certains comportements « mercantiles » de quelques ostéopathes peu scrupuleux qui utilisent les journaux et internet pour étaler une publicité tapageuse et déloyale. Ce genre de pratique nous dessert dans la mesure ou nous souhaitons valoriser l'ostéopathie en tant que profession de santé. Il est nécessaire de montrer que nous savons respecter  et faire respecter les règles éthiques et déontologiques communes au corps sanitaire. Il nous a été demandé de signaler ces faits délictueux auprès de la DGCCRF.

- Les jeunes ostéopathes qui ont suivi un cursus correspondant aux préconisations de l'OMS, déplorent l’absence de numerus clausus et la prolifération d’installation de jeunes diplômés n'importe où sans étude préalable des besoins locaux. Leurs revenus moyens sont très faibles et nombre d’entre eux ne peuvent survivre sans aide parentale ou sans avoir une seconde activité. Beaucoup, après un an d’exercice, ne gagnent pas encore le RMI.

- Les étudiants en ostéopathie dans des écoles de haut niveau (minimum de 4200 h) déplorent la complaisance institutionnelle qui laisse perdurer les écoles de faible niveau qui forment des ostéopathes non compétents, voire dangereux. En effet les formations courtes ne peuvent en aucun cas prétendre mettre sur le marché des praticiens performants. Le problème majeur est que la réglementation ne distingue pas par un titre différent les ostéopathes formés en 200 heures (DIU), 2660 h  et 4200 voire 5000 h.

Les étudiants et futurs étudiants s’inquiètent de l’augmentation constante du nombre des écoles, craignant que la situation économique déjà critique, ne s’aggrave. Force est de constater que le « marché » des écoles est d’ores et déjà saturé. Pour eux, il devient capital que les ostéopathes s’unissent pour obtenir l’amélioration de la qualité des études et donc de leur pratique. Ils soutiennent notre lutte contre les fraudeurs qui, sous couvert de feuilles de sécurité sociale, pratiquent une ostéopathie de seconde classe, très éloignée du concept global de la médecine ostéopathique.

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Enfin nous avons pu rencontrer le public à qui le salon a été ouvert le dimanche. Le souci exprimé par la majorité des consommateurs est celui de trouver un ostéopathe à la fois compétent et sûr. La situation actuelle ne permet pas en effet aux usagers d’identifier le niveau de qualification des praticiens.  C’est la raison pour laquelle il nous apparaît urgent de différencier les pratiques en portant à la connaissance du public le niveau des études effectuées, ainsi que l’indication du prérequis (diplômes et titres), même pour les ostéopathes figurant sur la liste ADELI OO.

En effet comment le consommateur peut-il s’y retrouver entre un ostéopathe de faible niveau de 2660 h en 3 ans, un ostéopathe de haut niveau totalisant 5000 h en 5 ou 6 ans, un médecin ostéopathe n’ayant que 200 h d’études en ostéopathie, un ostéopathe ayant un prérequis de kinésithérapeute ou de médecin et totalisant au moins 1200 h d’ostéopathie ?

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En conclusion, ce salon nous a donné l’occasion de sonder en deux journées la réalité  de l’ostéopathie en France en 2011.

L’avenir de l’ostéopathie est sombre si des mesures drastiques ne sont pas prises par le ministère de la santé afin d’élever rapidement le niveau d’étude à 4200 h, limiter le nombre des écoles et le nombre des étudiants par un numerus clausus naturel.

Le temps est venu de donner aux ostéopathes un statut équilibré en droits et devoirs ? Rappelons, comme l’ont souligné les experts dans leur conférence, que à la responsabilité pénale des ostéopathes, en cas de problème, est exactement la même que celle d’un médecin.

 


Contacts :

 

  • Pierre GIRARD Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Guy ROULIER Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le Site de l'Ostéopathie remercie la Chambre nationale des ostéopathes de l'avoir autorisé à reproduire intégralement ce compte-rendu ainsi que les photos qui l'accompagnent



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