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Landra Sonia

Sonia Landra - Évaluation de l’efficacité d’un traitement ostéopathique en complément d’un traitement chirurgical du syndrome du canal carpien

Mémoire de fin d’études pour le diplôme de compétence en ostéopathie ATMAN - Année 2011-2012 - Tuteur de mémoire : Dr Thierry Balaguer - Co-tuteur de mémoire :
Christian Mutin.

Site de Sonia Landra : www.osteo-beausoleil.fr.

Le Site de l'Ostéopathie remercie Sonia Landra de l'avoir autorisé à présenter son mémoire

=> Lire ou télécharger le mémoire de Sonia Landra - Évaluation de l’efficacité d’un traitement ostéopathique en complément d’un traitement chirurgical du syndrome du canal carpien

Résumé

Le syndrome du canal carpien est dû à la compression du nerf médian au sein du canal carpien. Ce dernier, situé à la face antérieure du poignet, est constitué par les os du carpe et par le ligament annulaire antérieur du carpe. Il est le lieu de passage de neuf tendons fléchisseurs ainsi que du nerf médian. Lorsque ce dernier est en souffrance, plusieurs troubles vont se mettre en place. Il s’agit notamment de fourmillements et d’engourdissements dans les trois premiers doigts et la moitié de l’annulaire puis d’une diminution de la force musculaire au niveau de la main. Le traitement préconisé à un stade évolué est l’intervention chirurgicale.
L’objectif de ce mémoire est d’évaluer l’efficacité d’un traitement ostéopathique en complément d’un traitement chirurgical sur le syndrome du canal carpien.

Il s’agit d’une étude préliminaire prospective. Dix patients opérés du syndrome du canal carpien par la technique à ciel ouvert ont été répartis au hasard en deux groupes égaux : un groupe témoin et un groupe traité. Tous les patients ont été vus à quatre reprises et ont bénéficié de trois séances d’ostéopathie, la dernière consultation étant seulement un recueil de données, deux mois après l’opération. Pour le groupe témoin, les tests ostéopathiques ont été effectués mais les corrections ont été simulées. Pour le groupe traité, les tests ainsi que les corrections ont été complètement réalisées. Le traitement a reposé sur la recherche de dysfonctions somatiques ostéopathiques au niveau de l’axe crânio-sacré et du membre supérieur atteint, tant sur un plan articulaire que myofascial. Plusieurs critères de jugement ont été évalués : la douleur, la sensibilité, la force musculaire, les amplitudes articulaires, l’impact sur la vie quotidienne et l’évolution de la cicatrice.

Au niveau des résultats, cette étude permet de dégager quelques tendances. Le traitement ostéopathique en post-chirurgie n’est jamais délétère. De plus, il semble améliorer rapidement et/ou de façon plus importante le ressenti de la douleur, la sensibilité, la force musculaire et la répercussion sur la vie quotidienne. Cependant, le soin ostéopathique ne paraît pas très probant en matière d’amplitudes, ni sur la cicatrice. Enfin, le traitement semble jouer un rôle intéressant en cas de syndrome du canal carpien bilatéral. Il serait judicieux et constructif d’étayer les résultats de cette étude en réalisant une recherche similaire avec des effectifs plus conséquents.

Abstract

The carpal tunnel syndrome is related to the compression of the median nerve throughout the carpal tunnel. This tunnel, located on the anterior part of the wrist, is composed by the carpal bones and the transverse carpal ligament. It contains the median nerve as well as nine flexor tendons. This nerve entrapment will lead to tingling and numbness in the thumb, index finger, middle finger and half of the ring finger. Later, a weakness of the pathological hand can also appear. In case of patients with moderate or severe carpal tunnel syndrome, surgery is indicated.

The goal of this dissertation is to evaluate the efficiency of an osteopathic treatment after surgery on the carpal tunnel syndrome.

This study is a preliminary and prospective one. Ten patients who were operated from a carpal tunnel syndrome by an open field technique were randomized in two groups: one was treated and one of control. All the patients were seen four times with three osteopathic treatments, indeed, the last visit was only a collection of data two months after surgery. For the control group, the osteopathic tests were done but the corrections were feigned. The treatment group got the tests and the corrections. The treatment was based on the search of somatic dysfunctions on the craniosacral axis and on the affected upper limb. The dysfunction could be of the joints or myofascial ones. Various judgement criteria were evaluated: pain, sensation, muscle strength, range of motion, impact on the everyday life and evolution of the scar.

The outcomes of this study present a few trends. First, the osteopathic treatment is never harmful. Then, it seems to improve quicker and/or more the sense of touch, the muscle strength and the disability experienced by the patient. It also diminishes pain. Nevertheless, the effect on the range of motion and on the scar is very limited. Finally, the treatment may have a significant action in the event of bilateral carpal tunnel syndrome.

It will be really interesting to complete this study with a new search with a bigger number of patients included in order to develop and obtain reliable results

Introductionlivre Brun Jean

Depuis que l’Homme est présent sur Terre, il n’a eu de cesse d’imposer sa patte au reste du monde.Sauf que sa « patte » de prédilection, c’est une main. Il l’utilise comme un véritable outil de travail cognitif. Jean Brun disait « La patte de l’animal prend, la main de l’homme comprend » (La main et l’esprit, Éditions Sator, 1963). C’est le passage à la bipédie qui a permis de nombreuses évolutions et spécificités dans le corps humain par rapport aux autres espèces.

Ainsi, par rapport aux grands singes, le trou occipital devient central au niveau de la base du crâne, les courbures cervicales et lombaires apparaissent, le crâne évolue et le bassin se remodèle plus court et plus large. La nouvelle posture érigée modifie la position des membres supérieurs qui se trouvent désormais libérés. La main se raccourcit et s’élargit. Le pouce se développe pour devenir capable d’une opposition fonctionnelle vraie. Alors que le sens dominant était jusqu’alors l’odorat, la bipédie ouvre les champs d’action. L’Homme va découvrir le monde à travers la vue et le toucher et surtout pouvoir l’explorer, le transformer, le manipuler.

En plus, cette main si singulière est tout à fait propre à l’Homme et même à chaque individu. En effet, elle apporte des informations sur l’âge, les conditions de vie, le type de profession, l’appartenance sociale et culturelle ainsi que sur le statut marital de son propriétaire. D’autre part, elle traduit l’état émotionnel de la personne et accompagne ses pensées. Freud lui-même envisageait que, si les mots mentent, la fine motricité des doigts pouvait nous trahir. Par ailleurs, la main permet la préhension et peut saisir des outils robustes pour décupler son énergie ou délicats pour accomplir une tâche minutieuse. Enfin, elle est très souvent le premier contact avec autrui qu’il s’agisse d’une marque de respect ou de sociabilité en se serrant la main, d’agression par le coup de poing ou de protection de l’intégrité physique. Elle est donc un centre majeur de la jonction entre l’intérieur et l’extérieur du corps. C’est peut-être une des raisons qui explique que l’on retrouve une cartographie du corps sur les paumes et les doigts utilisée en réflexologie palmaire.Aristote animaux

En outre, il existe un lien direct et puissant entre la main et le cerveau. Dans cette optique, Aristote affirmait : « Ce n’est pas parce qu’il a des mains, que l’homme est le plus intelligent des êtres, mais c’est parce qu’il est le plus intelligent des êtres qu’il a des mains » (Les Parties des animaux, § 10, 687 b, éd. Les Belles Lettres, trad. P. Louis, p. 136. 137.). En réalité, il s’agit d’une totale interaction qui se joue dans les deux directions.

La main est donc, en tous points, l’une des pièces capitales du corps humain. Lorsque l’on tient compte de l’importance de cette main, on admet aisément que toute affection de cette extrémité aura des conséquences multiples et très pénibles. La pathologie la plus fréquente est le syndrome du canal carpien. Ce dernier est d’autant plus problématique qu’il implique la partie la plus précise de la main et notamment la pince pollici-indexielle. Il faut garder en tête qu’une altération de la main a des répercussions physiques qui vont restreindre la capacité d’apprentissage et l’autonomie de la personne, mais aussi esthétiques (la main est l’une des seules parties du corps quasiment découverte en permanence avec le visage), sociales (par son rôle relationnel pour tisser des liens avec les autres), économiques (tous les métiers ne sont pas compatibles avec une atteinte de la main), symboliques (perte de l’humanisation dans l’inconscient collectif) et psychiques (perte de son destin qui n’est plus « entre ses mains »).

À travers cet éclairage, la réparation de la main prend une place fondamentale. Dans le cadre du syndrome du canal carpien, la chirurgie est sans conteste une solution extraordinaire pour réduire les symptômes des cas avancés. Le but de cette étude est d’évaluer la complémentarité d’une prise en charge médicale et ostéopathique du patient afin de soulager au mieux ses maux

Table des Matières

REMERCIEMENTS
TABLE DES MATIÈRES
RÉSUMÉ EN FRANÇAIS
RÉSUMÉ EN ANGLAIS
INTRODUCTION
CHAPITRE 1 : LE CANAL CARPIEN ET LE NERF MÉDIAN
   1.1. RAPPELS ANATOMIQUES
      1.1.1. Anatomie du canal carpien
      1.1.2. Anatomie du nerf médian
      1.1.3. Variations anatomiques du nerf médian dans le canal carpien
      1.1.4. Territoire d’innervation du nerf médian
   1.2. RAPPELS PHYSIOLOGIQUES ET BIOMÉCANIQUES .
      1.2.1. Biomécanique
      1.2.2. Mobilité des nerfs
      1.2.3. Pression dans le canal carpien
      1.2.4. Le développement pédiatrique de la pince
CHAPITRE 2 : LE SYNDROME DU CANAL CARPIEN
   2.1. HISTORIQUE
   2.2. CLASSIFICATION
      2.2.1. Classification de Rosenbaum et Ochoa
      2.2.2. Classification de Katz et Stirrat
      2.2.3. Classification de Lundborg à partir de la dégénérescence wallérienne
      2.2.4. Classification selon l’électromyogramme (EMG)
   2.3. PHYSIOPATHOLOGIE
   2.4. ÉTIOLOGIES
   2.5. ÉPIDÉMIOLOGIE ET FACTEURS DE RISQUE
   2.6. SYMPTÔMES ET CLINIQUE
      2.6.1. Généralités
      2.6.2. Signes
      2.6.3. Manœuvre de provocation
      2.6.4. Examen neurologique
   2.7. EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
      2.7.1. Électromyogramme
     2.7.2. Radiographie
      2.7.3. Autres examens
   2.8. DIAGNOSTICS DIFFÉRENTIELS
CHAPITRE 3 : LE SYNDROME DU CANAL CARPIEN EN TANT QUE TROUBLE MUSCULO-SQUELETTIQUE (TMS) ET MALADIE PROFESSIONNELLE
   3.1. FRÉQUENCE ET DÉFINITIONS
   3.2. FACTEURS DE RISQUE POUVANT PROVOQUER DES TMS
   3.3. ARRÊT DE TRAVAIL ET RECONNAISSANCE DU TABLEAU 57
      3.3.1. Les arrêts de travail
      3.3.2. Le tableau 57 des maladies professionnelles
      3.3.3. Intérêts de la reconnaissance en tant que maladie professionnelle
CHAPITRE 4 : LE TRAITEMENT DU SYNDROME DU CANAL CARPIEN
   4.1. ÉVOLUTION SPONTANÉE
   4.2. TRAITEMENT CONSERVATEUR
      4.2.1. Les différents types de traitements
      4.2.2. Les résultats
   4.3. INDICATIONS DE L’OPÉRATION
   4.4. TRAITEMENT CHIRURGICAL
      4.4.1. La mise en place du traitement chirurgical et l’intervention
      4.4.2. Les principales techniques
      4.4.3. Les résultats
      4.4.4. Complications et récidives
   4.5. LA PRISE EN CHARGE POST-OPÉRATOIRE
      4.5.1. La kinésithérapie, les étirements, la mobilisation des nerfs et autres conseils
      4.5.2. La reprise chirurgicale
      4.5.3. L’ostéopathie ?
CHAPITRE 5 : LE SYNDROME DU CANAL CARPIEN ET L’OSTÉOPATHIE
   5.1. GÉNÉRALITÉS ET DÉFINITIONS
   5.2. LA TENSÉGRITÉ
   5.3. L’AXE CRÂNIO-SACRÉ
      5.3.1. Définitions et fonctionnement
      5.3.2. Les principales perturbations de l’axe crânio-sacré
   5.4. LES GROUPES DE MARTINDALE
   5.5. LES POINTS CLÉS DU NERF MÉDIAN
   5.6. LES FASCIAS, APONÉVROSES ET CHAINES MUSCULAIRES
   5.7. LA CICATRICE
      5.7.1. La physiologie de la cicatrisation
      5.7.2. L’impact d’une cicatrice sur le système nerveux
CHAPITRE 6 : MATÉRIEL ET MÉTHODES
   6.1. BUT DE L’ÉTUDE
   6.2. INTERVENANTS ET LIEU DE RÉALISATION DE L’ÉTUDE
      6.2.1. Intervenants
      6.2.2. Lieu de réalisation de l’étude
   6.3. HYPOTHÈSES DE TRAVAIL
   6.4. PLAN EXPÉRIMENTAL
   6.5. SÉLECTION DES PATIENTS
      6.5.1. Critères d’inclusion
      6.5.2. Critères de non inclusion
     6.5.3. Critères d’exclusion
   6.6. DURÉE DE L’ÉTUDE
   6.7. TRAITEMENTS COMPARES
      6.7.1. Groupe traité
      6.7.2. Groupe témoin
   6.8. TRAITEMENTS INTERDITS
   6.9. OBSERVANCE
   6.10. CRITÈRES D’ÉVALUATION
   6.11. TOLÉRANCE
   6.12. MATÉRIEL UTILISE
   6.13. CONTENU DES SÉANCES
      6.13.1. Première séance, à J+2 après la chirurgie à l’hôpital Saint-Roch
      6.13.2. Deuxième séance, à J+16 après la chirurgie à l’hôpital Saint-Roch
      6.13.3. Troisième séance, à J+23 après la chirurgie à l’hôpital Saint-Roch
      6.13.4. Quatrième séance, à J+62 après la chirurgie à l’hôpital Saint-Roch
   6.14. RECUEIL DES DONNÉES
   6.15. ANALYSE DES DONNÉES
   6.16. ASPECTS ÉTHIQUES
CHAPITRE 7 : RÉSULTATS
   7.1. DESCRIPTION DE LA POPULATION ÉTUDIÉE
   7.2. RÉSULTATS PORTANT SUR LE CRITÈRE DE LA DOULEUR
      7.2.1. L’évaluation de la douleur par une échelle numérique
      7.2.2. Caractéristiques de la douleur
   7.3. RÉSULTATS PORTANT SUR LE CRITÈRE DE LA SENSIBILITÉ
      7.3.1. La sensibilité chaud-froid
      7.3.2. La sensibilité tactile
   7.4. RÉSULTATS PORTANT SUR LE CRITÈRE DE LA FORCE MUSCULAIRE
   7.5. RÉSULTATS PORTANT SUR LE CRITÈRE DES AMPLITUDES ARTICULAIRES PASSIVES
      7.5.1. La flexion
      7.5.2. L’extension
      7.5.3. L’inclinaison ulnaire
      7.5.4. L’inclinaison radiale
      7.5.5. Résultats des amplitudes
   7.6. RÉSULTATS PORTANT SUR LE CRITÈRE DE LA GENE DANS LA VIE QUOTIDIENNE
   7.7. RÉSULTATS PORTANT SUR LE CRITÈRE DE LA CICATRICE
   7.8. RÉSULTATS PORTANT SUR DES CRITÈRES OSTÉOPATHIQUES
      7.8.1. Les dysfonctions somatiques ostéopathiques .
      7.8.2. Tolérance du traitement ostéopathique
   7.9. RÉSULTATS PORTANT SUR LE CRITÈRE DE LA BILATÉRALITÉ
CHAPITRE 8 : DISCUSSION
CONCLUSION
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
LEXIQUE
ANNEXES
   ANNEXE 1 : INNERVATION MOTRICE DU NERF MÉDIAN
   ANNEXE 2 : LES LIGAMENTS DU POIGNET .
   ANNEXE 3 : LE DÉVELOPPEMENT MOTEUR DE LA PINCE CHEZ L’ENFANT
   ANNEXE 4 : TABLEAU 57 DES MALADIES PROFESSIONNELLES
   ANNEXE 5 : RÉGLÉ DES COMBINAISONS DE LA GRILLE TECHNIQUE D’ÉVALUATION DES MALADIES PROFESSIONNELLES
   ANNEXE 6 : TECHNIQUE DE CHIRURGIE À CIEL OUVERT
   ANNEXE 7 : QUESTIONNAIRE DASH
   ANNEXE 8 : QUESTIONNAIRE DE BOSTON
   ANNEXE 9 : PROTOCOLE
   ANNEXE 10 : FICHE DE RECUEIL DES DONNÉES
   ANNEXE 11 : LETTRE D’INFORMATION ET FORMULAIRE DE CONSENTEMENT

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